Du chant plein les casseroles

Désertion culinaire, mais quelques nourritures musicales

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Ben oui, vous l'avez constaté, je suis plus que discrète depuis quelques jours.

L'Homme et moi sommes certes partis en vacances, quelques jours, pas bien loin dans l'Ouest, au frais et sous un ciel souvent gris, mais dans une adorable maison d'hôtes avec vue sur la campagne, verger, chevaux et basse-cour. Le but était d'aller écouter les concerts d'un Festival de musique baroque, non loin d'une abbaye bien connue des musicologues médiévistes.












Tout ceci n'explique pas le profond silence de mes casseroles. Pour qu'une obsédée culinaire de mon espèce déserte aussi brutalement, que s'est-il donc passé ?

Non, je n'ai pas été mutée sur les Îles Sandwich du Sud
Non, je n'ai pas été engagée dans un job à 2x35 heures par semaine
Non, je ne suis pas malade (encore que...)


En fait, me voilà affublée d'un affreux mal de mer. Cela va durer quelque temps (Dieu seul sait combien). Je vous laisse en deviner les raisons possibles ;-).

Cheesecake feuilleté aux griottes et à la fleur d'oranger. D'une indicible gourmandise.

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La perspective de devoir tenir le crachoir pendant 150 heures devant des élèves de licence et de master,  à partir du 1er septembre prochain, est en train de faire monter, lentement mais sûrement, une angoisse qui ne m'avait pas saisie depuis longtemps.

Comment se transformer du jour au lendemain, ou presque, en prof ? J'ai passé les dix premières années de ma vie professionnelle dans un bureau, en réunions, en banque de salle de lecture.  Maintenant, je vais devoir faire mon "show" devant un amphi d'étudiants. J'ai peur, peur de la nouveauté, peur de l'inconnu, peut de ne pas être à la hauteur.

En guise de vacances, voilà des jours et des jours que je m'oblige à préparer quelques cours, histoire de prendre un peu d'avance sur le premier semestre universitaire. Il serait plus juste de dire : histoire de ne pas être complètement à la bourre pendant les 4 ou 5 premières semaines de cours.

Antipasti #5. Complètement hérétique : crème d'aubergines au sésame.

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De l'antipasto italiano, serais-je en train de glisser vers le mezzé libanais ? Ne vous fiez pas aux apparences. La recette que voici est fort éloignée de la spécialité moyen-orientale la plus connue après le taboulé et le houmous, le caviar d'aubergines. 

C'est pour ça que j'ai préféré l'appeler crème d'aubergines au sésame plutôt que caviar d'aubergines, voire (encore plus ethniquement connoté) moutabal ou baba ganousch.

Enfin peu importe, l'essentiel est de faire voyager les papilles, pas de donner des noms à des préparations culinaires (je laisse ce soin à ceux dont c'est le métier, ces spécialistes du mot qu'on nomme lexicologues).






Voici comment s'y prendre pour concocter la plus délicieuse et la moins orthodoxe des crèmes d'aubergines.

Antipasti #4. Millefeuilles d'aubergines et Passacaille en duo

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Les tranches d'aubergines grillées, les tomates confites et les petites mozzarelle à l'huile et au basilic sont un peu les incontournables des buffets d'antipasti italiens.
Histoire de bluffer son petit monde, on peut associer tous ces ingrédients et les superposer en un joli millefeuille.      
Millefeuilles d'aubergines grillées

Pour 4 millefeuilles :

- 2 aubergines longues (plus elles sont régulières, mieux c'est, il faut obtenir des tranches de diamètre aussi homogène que possible) (vous pouvez partir de tranches d'aubergines grillées surgelées, mais prévoyez une quantité assez importante, elles ne seront pas toutes de la même taille)

- 150 g de tomates confites à l'huile, bien égouttées (vous pouvez les faire maison, mais c'est quand même nettement plus rapide de les acheter toutes prêtes, même si elles baignent dans une huile un peu douteuse)

Brownies choco-banane-pécan ultra riches pour cerveaux surmenés

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Hier, lundi 28 juillet 2008 était un jour historique pour le 2e étage d'une des tours de la BnF. De quoi justifier une interruption de la série consacrée aux antipasti (rassurez-vous, le programme reprendra normalement après).

Non, cet événement ne concerne ni ma voisine de bureau ni sa taupe, l'une et l'autre toujours aussi taxidermiques.

Imaginez un peu la révolution. Depuis plus de 10 ans, le 2e étage de la tour n°2 (T2 pour les intimes) est le seul endroit de la BnF dépourvu de machine à café et de distributeur de boissons. La raison ? Le bon plaisir de l'ancienne maîtresse des lieux.

"Dans ce service, on ne fait pas de pause café", aurait-elle dit. Un peu comme ceux qui vous assènent un "chez nous, on ne divorce pas" ou "dans notre pays, il n'y a pas d'homosexuels"...

Brownies choco-banane-pécan ultra riches pour cerveaux surmenés

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Hier, lundi 28 juillet 2008 était un jour historique pour le 2e étage d'une des tours de la BnF. De quoi justifier une interruption de la série consacrée aux antipasti (rassurez-vous, le programme reprendra normalement après).

Non, cet événement ne concerne ni ma voisine de bureau ni sa taupe, l'une et l'autre toujours aussi taxidermiques.

Imaginez un peu la révolution. Depuis plus de 10 ans, le 2e étage de la tour n°2 (T2 pour les intimes) est le seul endroit de la BnF dépourvu de machine à café et de distributeur de boissons. La raison ? Le bon plaisir de l'ancienne maîtresse des lieux.

"Dans ce service, on ne fait pas de pause café", aurait-elle dit. Un peu comme ceux qui vous assènent un "chez nous, on ne divorce pas" ou "dans notre pays, il n'y a pas d'homosexuels"...

Antipasti #3. Peperoncini farcis à la "burrata" : love at first bite

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L'antipasto du jour, ce sont des "peperoncini" (petits piments méditerranéens généralement un peu plus relevés que des poivrons) farcis d'un fromage nommé burrata. Jamais entendu parler de burrata ? Il est vrai que c'est une spécialité italienne plutôt rare par chez nous, encore qu'on commence à en trouver plus facilement depuis quelques années.

La burrata est née dans une petite localité de la région de Bari, au coeur des Pouilles (le talon de la Botte). C'est une préparation à base de mozzarella, sauf que c'est beaucoup, beaucoup plus addictif. Personne n'y résiste, même ceux qui n'aiment pas beaucoup le fromage. Avec la burrata, on se laisse envoûter dès la première bouchée. C'est tout moelleux, tout crémeux, tout frais, trop bon ! 

A quoi ça ressemble ? A ceci : 





Antipasti, les classiques #2. Petits calamars comme à Venise

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Enfin un peu de chaleur, l'été commence à ressembler à l'été, profitons-en, à défaut de partir en vacance.

Je dis ça, mais je n'en profite pas du tout, car plus la température extérieure monte, plus la climatisation de la BnF s'emballe. C'est une véritable plaie, bientôt il va falloir ajouter aux 5 kg de barda habituel (bento + thermos + livres + ordinateur portable des fois que...) un pantalon en velours, des charentaises fourrées, une polaire voire un bonnet.

Après les petits artichauts à l'huile, voici un autre classique des classiques dans la série "antipasti" : des petits calamars en salade.

Tendres, assortis de quelques poivrons et tomates pour un ensemble aux couleurs arlequines, ces calamars  évoquent pour moi le marché au poisson de Venise : la première fois que j'y suis allée, je suis restée stupéfaite, je n'avais jamais vu autant de bestioles de ce genre, de toutes tailles et de toutes couleurs, du poulpe le plus effrayant aux adorables petits supions.

Antipasti, les classiques #1. Carciofini sott'olio (petits artichauts à l'huile)

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Pour une fois, point de sucre...  que de l'huile ! ;-) 

Avec ce billet et ceux qui viendront prochainement, j'ai eu envie de vous faire partager quelques recettes d'antipasti que je réalise souvent en période estivale.
Les antipasti (souvent dits misti, c'est à dire mélangés, variés), vous savez, ce sont ces petites choses que l'Italien grignote en début de repas et de préférence avec un bon verre de vin (ou qui peuvent constituer une dînette rapide, il suffit d'augmenter les quantités et la variété).
Il y a longtemps que j'ai cessé de me fournir en antipasti chez les traiteurs italiens de Paris. Sauf bien sûr pour les charcuteries et les fromages, difficile de se lancer dans l'affinage du parmesan ou dans le séchage du jambon dans un appartement parisien.

Repulpez votre blog et restez mince. Tatins croustillantes d'abricots au mascarpone et à la fève tonka

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Vous avez sans doute remarqué un léger changement de look dans ce blog. Depuis quelque temps, j'aspirais à un environnement un tout petit peu plus joli. Ma tendance minimaliste confine parfois à l'indigence. Un peu de couleur, des mensurations plus généreuses, j'espère que la nouvelle version vous plaît (commentaires et critiques bienvenus !).
J'ai également mis un peu d'ordre dans les coulisses en réorganisant les catégories.
La répartition des recettes m'a fait sourire, une fois de plus. Que de sucre, que de desserts ! L'Homme et moi n'en mangeons pourtant pas tant que ça. Les douceurs finissent souvent dans d'autres estomacs que les nôtres. Comment croyez-vous que nous faisons pour rester minces ;- ) ? La générosité culinaire est une stratégie bikini comme une autre !