Voilà. Dedicacessen, c'est fini. Oh y a pas mort d'homme (ni même de femme), hein, faites pas cette tête. Je suis une gentille cuisinière, rarement très inventive, pas assez régulière, je ne m'amusais plus à recopier des recettes, à manger froid pour photographier les plats, à cadrer les assiettes sous leur meilleur jour menteur. Je passais régulièrement chez les uns et les autres et me demandais bien ce que je pouvais apporter à la blogosphère culinaire déjà bien riche en talents. Et puis les tendances me fatiguent un peu… Or, la cuisine est trop à la mode désormais pour moi. Je continuerai à la partager à ma table et sur Dissidence Cuisine qui se dessine de plus en plus comme un petit forum-bistrot tout sympa où l'on parle un peu de tout, où on échange nos recettes, trucs et astuces entre pros et amateurs, sans souci de briller ou de donner des leçons, ça me va très bien.
L'hiver sursautel'arbre s'obstine aux fleursprintemps couronné

Pour nos coeurs transpercés d'amour
, qu'on mène parfois en bateau.

Elle a perdu une boucle d’oreille, ne s’en est pas rendu compte. Il est en face d’elle et fixe la chaînette qui reste, à laquelle pend une perle rouge, comme une seule blessure mortelle dans son cou très blanc. Elle penche la tête, la brûlure franche se déplace, touche presque l’épaule nue. Elle soupire, un violon s’aiguise dans l’air, le bijou tremble en baiser furtif, onde écarlate d’une rivière où glisserait une carpe noire. La lumière qui chancelle à travers la vitre pénètre la plaie ronde, l’embrase en flèche, étreinte envolée. Elle parle, ne cesse de parler, ses mots sont des perles rouges qui glissent sur la nappe blanche et chutent à ses pieds, s’y fracassent cruels ennemis ; s’entassent les débris, dévorent l’air, toxique trésor. Il ne les ramasse pas, il lui faudrait une vie, où est la sienne ?
J'allais oublier !!! Peut-être encore plus important et plus beau queDissidence Cuisine... ! Si. C'est possible.

Une petite recette tirée du très joli livre "Mignardises" de Christophe Escobar et Stéphane Glacier
. C'est pour manger avec les jeux de la blogosphère
. Des petites choses qui se mordent la queue, des escargots qui se reproduisent tout seuls, des spirales hypnotiques, des nombrils à croquer. On y va ?
A mon tour de me prêter à deux jeux en forme de confidences égocentrées ou illuminations gustatives, en vogue sur la blogosphère en ce moment. Il me faut obéir à Gécé ; il demande, je m'exécute. D'autant qu'on me l'avait déjà demandé là
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