Votre regard vous dit poivron, mais le titre parle bien d'une tomate... C'est qu'elle est spéciale, la tomate opalka : cette variété des Andes a une forme allongée qui s'apparente effectivement à celle d'un poivron ou d'un piment. Mais à voir le plant et à goûter la chose, il n'y a aucun doute, je vous assure: on parle d'une tomate.

Je la trouve parfaite pour les conserves (on case exactement une opalka et demie dans les pots Mason de 500 ml ), mais aussi idéale pour farcir: sa chair compacte s'enlève aisément à la cuillère, laissant une belle cavité qu'on n'a plus qu'à remplir...
J'ai une petite recette de tapenade à partager... mais je sais bien que c'est de l'arrière-plan dont vous allez vouloir me parler:

Hé hé! Vous n'avez pas la berlue: ce sont bien des tomates du potager, enfin prêtes à manger (malgré la mésaventure de l'effeuillage ). En fait, depuis quelques jours, j'en cueille une bonne quantité à chaque virée au potager, à un point tel que j'ai pu commencer à gâter mon monde avec le fruit de mes efforts. Avec tout ce que je donne, je doute qu'il m'en restera suffisamment pour faire des conserves. Mais elles sont tellement bonnes quand elles sont fraîches que j'aime autant les partager à leur meilleur, et vivre de celles du supermarché cet hiver...
Plantez vos plants de tomates trop serrés. Ayez un été particulièrement pluvieux. Négligez de retirer quelques feuilles malades vues çà et là sur les plants. Et voilà ce que ça donne:

Oooooh, les belles tomates, diront certains. Mais les regards exercés remarqueront qu'il manque quelque chose d'important... quelque chose comme...
Il y a un classique auquel je reviens souvent: les poitrines de poulet en sauce au poivre . Tantôt il est vert, tantôt il est rose (on parle du poivre, hein). Au-delà de cela, peu de variantes.
Ah, si, sauf celle-ci que je viens de retrouver dans mes archives et que j'avais oubliée: les médaillons de poulet coiffés de mozza et de capicollo . Eh bien imaginez à peu près la même recette, mais avec le jambon et le fromage à l'intérieur du poulet plutôt que dessus. Ça donne ceci:

Résolument de type «sauce», j'y ai versé mon classique au poivre rouge. Mais le jambon et le fromage étant déjà très goûteux, on pourrait tout aussi bien s'en passer.
Mes haricots secs Starazakorsky auraient bien pris quelques jours de plus de soleil et de temps sec pour être fin prêts. Mais la récolte de ces belles légumineuses au look de petits épaulards, c'est ce que j'ai trouvé de mieux comme activité de jardinage pour occuper ma grande par une des rares belles journées de ce pluvieux été!

On a d'abord cueilli les haricots ensemble, ne prenant que ceux qui avait jaunis et laissant les verdoyants en place. Puis j'ai installé ma petite maraîchère dans un coin ombragé pour les écosser.
J'adore le goût frais de l'oignon vert. Jeté au dernier moment sur une soupe ou une salade, au moment où elle s'y attend le moins (!?!), il la relève, il la révèle sous un jour nouveau. Mais j'ai un gros problème avec le nom.
Voyez-vous, au Québec, on a longtemps appelé ça de l'échalote. En fait, je ne devrais pas parler au passé: beaucoup de gens l'appellent encore ainsi. Les chanceux. Eux n'ont pas le problème que j'ai pour lister les ingrédients de ma recette aujourd'hui. Car voyez-vous, dans ma recette, il y a de l'oignon vert... rouge.
Vous avez bien lu. De l'oignon vert, pas vert. Si je disais échalote, on se comprendrait: de l'échalote rouge. À moins que vous ne pensiez alors que je veux parler de ce qui s'appelle vraiment de l'échalote (qu'on dira tantôt française, tantôt sèche), qui tire sur le rouge...