L'agar-agar et moi (atchoum) #3 Triumvirat de chocolat

Fort de l'expérience encourageante de l'autre jour, avec la panna cotta, j'ai décidé de voler de mes propres ailes, et j'ai créé.

Composant l'oeuvre dans ma tête, et uniquement armé d'un Bic rouge et d'une feuille double à grands carreaux perforée et vierge oubliée dans sa copie par Jessie K. (son nom de scène), de Sanitaire et Sociale 2, pour donner de l'épaisseur à son devoir, à défaut de profondeur (mais tant mieux, tant mieux), j'avais l'impression d'être le fils spirituel d'Agnès Hélène Darroze et de Ferran Adrià, vous voyez?

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Triumvirat de chocolats
par Grand Chef

Je nageais dans une sorte de transe virtuelle et culinaire (un vrai blog de cuisine à moi tout seul, en somme), jonglant tel un mitron amateur avec des textures et des saveurs imaginaires. Je me suis retrouvé avec un gâteau au chocolat (étonnant, non?).

Oui, mais pas n'importe quel gâteau au chocolat; un gâteau ostentatoire, riche, (et même limite un peu écoeurant si on s'en prend une trop grosse part), un gâteau de luxe avec des paillettes (de chocolat), qui en fout plein la vue alors que c'est un peu rien à faire; un gâteau bling-bling, quoi.

La base était un peu trop résistante favicon, (la séparation des pouvoirs couches a ses petits inconvénients, pas vrai?)(un mélange de parlementaires bouffis pâte pralinée, de chocolat noir et de gavottes écrasées, comme le suggère Loukoum favicon dans ses dives compositions chocolatées); en fait mes proportions n'étaient pas bien au point (ma balance électronique décédant récemment), mais le goût atteint un semblant de perfection.

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le matériel nécessaire (ou pas) (clic)

Attention, le court passage qui va suivre ne concerne que la conception de ce dessert, avec des ml et des cl, il n'y a aucune astuce, aucune allusion politique ou sexuelle, pas sérieux s'abstenir.

Les deux mousses, à base de crème fouettée, l'une vanillée et pleine de paillettes de chocolat, l'autre parfumée au chocolat, étaient bien prises, légères et mousseuses comme de petits nuages de mai, presque pas sucrées mais comme la base pralinée l'était beaucoup, l'ensemble gardait un bon équilibre; en revanche, j'ai trouvé que les arômes de chocolat et de vanille n'étaient peut-être pas assez prononcés (détails!).

En ce qui concerne notre sujet, l'agar-agar, je note pour des mousses à base de crème (entière) fouettée (ou chantilly), un mélange chaud et parfumé (ici extrait de vanille et carrés de chocolat dessert) à base de 150ml de crème+ 2g d'agar-agar (bouilli 30 secondes) pour 20cl de crème fouettée froide, à mêler intimement dès que possible.

Si quelqu'un a une question, qu'il n'hésite pas, je suis là pour ça et je n'ai jamais mangé personne jusqu'à présent, même pas Jessie K. (c'est son nom de scène).

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j'ai fait un entremet!
Pierre Hermé n'a plus qu'à aller se recoucher!
De Gaulle et Mitterrand aussi, ces bouffons!

Ah oui, avant de partir, je précise que j'ai utilisé un moule à charnière de 20 cm de diamètre (et pas de rayon *private joke*), et j'ai fait refroidir complètement chacune des couches avant d'en ajouter une autre (congélateur totalement envisageable en cas de manque de temps et donc d'argent, ce que j'ai fait, malheureusement).

Bonne expérience que ce dessert-là, surtout si on a piscine après, et sachez d'ores et déjà que mon prochain témoignage agar-agaresque concernera sans doute des fruits! C'est pas super, ça?!

Et puis en attendant, accordons une pensée à feu Pascal Sevran, j'espère pour lui qu'il repose en paix, et que Dieu n'est pas noire.