Aujourd'hui, je pourrais vous parler:
- de ce pollen génétiquement modifié, persistant comme jamais, qui me rend ageusique (a privatif, geusie, goût) depuis près de quatre semaines,
- de kermesses, de chorégraphies, de sorties à la ferme pédagogique, d'évaluations à boucler d'ici quinze jours,
- de mon incompréhension face au fait qu'il n'existe pas de droit aux congés pour pouvoir suivre Roland Garros en direct,
- de ma sollicitude envers tous les enfants d'ouvriers, doués mais dilettantes (eh eh), boursiers et maîtres d'internat afin de se payer des Bolino en bâclant leur licence, histoire de passer des concours le plus tôt possible (j'espère qu'à ce stade, vous pleurez déjà) (surtout pour les Bolino), et à qui on met aujourd'hui des bâtons dans les roues en rallongeant les études nécessaires pour accéder à ces métiers diaboliques (entendons-nous bien, il ne s'agit que de ça
),
- du merveilleux et gigantesque colis plein de peanut butter, de mélasse, d'Oreos, de Golden Syrup, de sirop d'érable, de boeuf séché, et plein d'autres trucs tenant au corps, reçu de Washington (merci Eliette*!)
- de la famine institutionalisée ,
- des sublimes matchs de Chardy (qui joue comme un suisse), Llodra, Benneteau, et bien sûr de Monfils (allez vas-y Gaël!),
- de ces emmerdeurs de convertis ou d'extrémistes qui en font des tonnes et nous font
passer pour des barbares moyen-âgeux
, (alors qu'en plus, tout le monde sait que
les vierges, c'est la plaie)
- des jolis avant-bras dorés de ma femme (qui tient à dire que les images et les propos sexistes des caméramen et commentateurs de Roland Garros au sujet des joueuses de tennis et des blondes du public sont proprement scandaleux, et qu'ils auraient bien besoin d'un seau d'eau froide).
Je pourrais, mais le temps me manque, et puis j'ai un truc à finir avant le début du match.
Le moelleux à la ricotta (pour un moule à charnière de 20 cm de diamètre): un pot de 250g de ricotta, soit 220g, 2 à 4 cuillers à soupe de fromage blanc, 1 grosse cuiller à soupe de Maïzena, 3 jaunes d'oeuf, 50g de sucre, le jus d'une orange et son zeste, 3 blancs d'oeuf en neige, 25 minutes Th5/6. Laisser refroidir complètement, et recouvrir de la gelée d'abricots, avant de laisser prendre au frigo au moins deux heures.
La gelée d'abricots: à peu près 250g de compote d'abricots (4 fruits+ eau+ sucre), bouillie avec deux cuillers à café bombées d'agar-agar.