Comme tous les ans, à cette saison, je craque pour les fleurs de courgettes.
La première des raisons est que je trouve ça vraiment bon et c'est si joli et si délicat que je ne peux pas résister!
Après mes deux premières versions, la première année de mon blog aux champignons de Paris et celle de l'an passé, aux girolles
, je vous fais une version poisson qui est toute aussi délicieuse.
Le plus difficile, quand on habite pas dans le sud, c'est de trouver des fleurs. Mais, si vous n'avez pas de jardin où poussent vos propres courgettes, vous avez bien sur le marché, un petit maraîcher qui cultive ses courgettes lui-même. Il se fera un plaisir de vous en apporter si vous lui commandez.
Après deux jours de presque canicule, enfin 30° et une atmosphère chargée d'humidité, des orages ont éclaté et les trombes d'eau qui nous tombaient dessus m'ont donné envie d'une tarte salée pour le dîner.
Je dis bien tarte et pas quiche, car je n'ai pas mis d'œufs dans mon appareil pour bien sentir le goût et des légumes et du fromage.
Mi-crue,mi-cuite car les courgettes posées dessus sont restées, comme je le voulais, croquantes et délicieuses, parfaitement mises en valeur par Ossau Iraty des Pyrénées qui est un fromage que j'aime particulièrement...
TARTE A L'OUSSAU IRATY AUX COURGETTES
Facile
Préparation: 10 mn
Cuisson: 30 m,

Encore un plat que Venise nous offre sur toutes les cartes: les "sarde in saor".
Ce petit délice est tout simple et peu coûteux et quand vous avez vu les sardines qui frétillent presque encore sur les étals des marchands de poisson du marché du Rialto, vous comprenez pourquoi elles sont si bonnes.
Mon goûteur habituel les a tellement appréciées, ces sardines, qu'il m'a demandé de lui en refaire dès notre retour.
La préparation de cette recette à la fois sucrée-salée autant que douce et acide n'a rien de sophistiqué.
Elle se fait la veille. Vous pouvez la manger à température ambiante ou tiédir un peu la préparation avant de passer à table.
Tout bien considéré, cette recette ressemble assez aux terrines de sardines que l'on fait en été et l'ajout des raisins (frais en saison) et des pignons transforme ce classique des côtes atlantiques (ou méditerranéennes, je ne sais pas) en spécialité italienne dans la tradition la plus pure.
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, chez moi, vous allez manger en musique.
Et quand je dis manger, je suis en deçà de la vérité car pour répondre à Gracianne et à l'Estèbe
qui veulent du "groove dans la marmite
", j'ai cherché dans les tréfonds de ma culture musicale un air impérissable pouvant s'accorder à mes envies de cuisine italienne actuelles. Et, en fait de manger, vous allez déguster.


Mon retour d'Italie date de presque une semaine, mais ma tête est encore là-bas.
Lorsque je vous avais montré des pâtes en forme de cœur avant de partir, je me demandais si j'en mangerais d'aussi jolies là-bas…
En fait, non, là-bas, elles étaient plus classiques. Mais par contre, je les ai mangées ici, une fois rentrée, et bien que ce soient certainement des pâtes fabriquées et vendues pour les touristes, je dois reconnaître que non seulement elles sont jolies, mais en plus elles sont bonnes. Mes petits enfants, surtout les filles, vont adorer avoir des coeurs dans leurs assiettes.
Faites à la semoule de blé dur, colorées uniquement avec des produits naturels: tomate, curcuma, encre de seiche ou jus d'épinards, elles sont fermes juste ce qu'il faut après la cuisson et nous ont permis de faire un délicieux repas simple, rapide et, malgré le côté "touriste", authentique.